Guillo
Inscrivez-vous et recevez des news, téléchargez des inédits...

Paroles et tablatures











Tablatures (Album Super 8 - 2013)


Paroles (Album Soulage - 2016)

01
JE PARS JE ROULE JE T’AIME
 (Galiana)

Parce que les hommes sont nomades
Vagabonds par nature
Parce que toutes les Shéhérazade
Chérissent un désir d’aventure

Parce que je suis tes amants
Parce que tu es mon harem

Parce que l’union ne fait pas le bonheur
Que l’amour est un jeu
Parce que trop souvent près du cœur
À la longue c‘est loin des yeux

Parce qu’une seule clé vous enferme
Parce que les paysages, la bohème

JE PARS JE ROULE JE T'AIME
 JE PARS JE ROULE JE T'AIME

Parce qu’attendre…serre les liens
Parce qu’avec le temps, tout revient
Parce qu’être constamment à deux
Serait mourir à petit feu

Parce qu’on a trop vécu ça
Prisonniers d’un autre que nous
D’une moitié qui ne l’était pas
Dans la nacelle d’une grande roue

Parce que la routine ça vous freine
Parce que les paysages, la bohème

JE PARS JE ROULE JE T'AIME
 JE PARS JE ROULE JE T'AIME

Parce que j’ai marché dans tes pas
Que tu as su trouver les miens
Parce qu’un beau jour tu étais là
Je n’ai plus aimé d’autres seins

Parce que l’amour est phénomène
Où même la confiance règne
Parce que cette vie est un poème
Où tu aimes que je te revienne

JE PARS JE ROULE JE T'AIME
 JE PARS JE ROULE...


02
SOULAGE
 (Galiana-Cacaly/Galiana)

Sortir des feux de la ville
Du charme forcé de Belleville
S’échapper des foules, du métro
Loin des sirènes, fortissimo

Fuir le reflet des vitrines
Les néons perçant la rétine
Loin des rayons et des enseignes
Loin de la ruée, sortir de l’arène

LÀ-BAS LE CIEL EST DEGAGÉ
PLUS RIEN NE PEUT NOUS ARRIVER
LÀ-BAS LE CIEL EST LARGE
ET LA NUIT NOIRE SOULAGE

Sortis du périph et des portes
Dans ce monospace qui nous transporte
Par les sentiers, trouver les plaines
Au loin la rumeur, au loin la Seine

DÉJÀ LE CIEL EST DEGAGÉ
PLUS RIEN NE PEUT NOUS ARRIVER
DÉJÀ LE CIEL EST LARGE
ET LA NUIT NOIRE SOULAGE

Tuptuluptup, tuluptup, tuluptup…

DÉJÀ LE CIEL EST LARGE
ET LA NUIT NOIRE

Stopper enfin la machine
Ici la terre, les racines
Passer la dune en plein hiver  
Sentir le vent et voir la mer 

Tuptuluptup, tuluptup, tuluptup…


03
LE CHIEN DE LA FILLE
(Lebert/Galiana)

Moi ma place
C’est le siège passager
Les mecs qui passent
Avec leur air dérangé
Auraient plutôt tendance
A monter par derrière
Rapport à la puissance
De mon maxillaire

Je suis là d’ailleurs
Exprès pour faire peur
A ceux qui s’éternisent
Qui voudraient dire je t’aime
Ou ce genre de bêtises
Moi c’est pas un problème
Je mords direct au coeur

JE SUIS LE CHIEN DE LA FILLE
ET LA FILLE JE L’AIME BIEN
JE SUIS PAS AMICAL
QUAND JE TROUVE QU’ON L’AIME MAL
LE CHIEN DE LA FILLE
ET J’AIME PAS QU’ON L’AIME TROP
C’EST ÇA MON BOULOT
JE SUIS LE CHIEN DE LA FILLE
BOULEVARD DES MARECHAUX

Au début
J’avais pas tout compris
J’avoue j’ai d’abord cru
Que c’étaient ses amis
Mais Bonjour bonsoir
Ils restaient quelque temps
Secouaient le camping car
Après ils foutaient le camp

Et puis j’ai percuté
Que le petit paquet
De vilains papiers sales
Qu’ils lui donnent à la fin
C’est son pain quotidien
Et mon Pedigree Pal
Alors je dis plus rien

JE SUIS LE CHIEN DE LA FILLE
ET LA FILLE JE L’AIME BIEN
JE SUIS PAS AMICAL
QUAND JE TROUVE QU’ON L’AIME MAL
LE CHIEN DE LA FILLE 
ET J’AIME PAS QU’ON L’AIME TROP
C’EST ÇA MON BOULOT
JE SUIS LE CHIEN DE LA FILLE
BOULEVARD DES MARECHAUX

Ce qu’ils font là derrière Ils appellent ça l’amour
L’amour je l’ai connu C’était y a très longtemps
Et si je me souviens bien c’était beaucoup plus grand
Pauvres humains

JE SUIS LE CHIEN DE LA FILLE
ET LA FILLE JE L’AIME BIEN
JE SUIS PAS AMICAL
QUAND JE TROUVE QU’ON L’AIME MAL
CHIEN DE LA FILLE 
ET J’AIME PAS QU’ON L’AIME TROP
C’EST ÇA MON BOULOT
X2

JE SUIS LE CHIEN DE LA FILLE
BOULEVARD DES MARECHAUX
JE SUIS LE CHIEN DE LA FILLE
BOULEVARD DES MARECHAUX
CHIEN DE LA FILLE

Moi ma place
C’est le siège passager


04
DÉCORS
(Galiana)

Derrière les fenêtres des ces tours il y a des bouches qui s’embrassent
D’autres qui s’ennuient
Sous les ventilos, les abat-jours, il y a des êtres qui s’enlacent
D’autres qui se fuient

Des caresses ou du manque d’amour
Des plats qui réchauffent dans les fours
Les habitudes, les solitudes

Sous tous les plafonds aux alentours on sait les idées qui s’entassent
De jour comme de nuit
Dans les salles de bain ou les couloirs on sait les reflets dans les glaces
Les insomnies

ET TOUJOURS, ENCORE
DES CORPS DANS DES DÉCORS

Depuis les balcons vers les nuages auprès des oiseaux qui s’envolent
Dans chaque pays
D’entre les cloisons des pavillons parfois une âme qui décolle
Là-bas ou ici

La lumière d’un monde volatile
Des écrans qui crachent de l’inutile
Nos servitudes, nos lassitudes

ET TOUJOURS, ENCORE
DES CORPS DANS DES DÉCORS

Des corps en mouvement, défiant le temps
Au creux des lits
Des rêves d’enfants, des jeux de grands
Des décors et puis…

Des milliards de péquins
Des nuées de destins

Dans les quartiers chics ou les rizières, les H.L.M, les bords de plage  
Derrière toutes les portes de la terre il y a des fourmis de passage

ET TOUJOURS TON CORPS
DANS MON DÉCOR


05
AUTOMNE ET PRINTEMPS
(Gosselin-Curtet-Marlat-Royer/Galiana)

Sa joue ridée à la fenêtre
D’une vieille maison de retraite
Elle contemple à l’automne
Les feuilles qui lentement tourbillonnent

Elle repense à ses racines
Aux frères que la nuit assassine
Et au milieu  des branches nues
S’accroche une feuille éperdue

ELLE EST SEULE
ET SE RACCROCHE AU PASSE
ENTRE AUTOMNE ET PRINTEMPS
A L’HIVER DE SA VIE
ELLE A ÉTÉ
ENTRE AUTOMNE ET PRINTEMPS
A L’HIVER DE SA VIE

Elle repart aux origines
Quand elle n’était qu’une gamine
Quand les étoiles scintillaient
Un peu trop jaunes sur les gilets

ELLE EST SEULE
ET SE RACCROCHE AU PASSE
ENTRE AUTOMNE ET PRINTEMPS
A L’HIVER DE SA VIE
ELLE A ÉTÉ
ENTRE AUTOMNE ET PRINTEMPS
A L’HIVER DE SA VIE

Alors à la fin de l’automne
Quand le soleil en haut rayonne
Telle une feuille portée par le vent
Elle sera légère comme avant

Et pourra tomber
Elle aura été


06
LONG FLEUVE
(Galiana)

Je prends sous les pierres
De néant, deviens éphémère
Arrivée de nulle part
Comme je viens, je repars

Je prends sur la toile
Dans la tête d’un Chaplin, d’un Chagall
Je suis dure, je suis belle
Animale, végétale, matérielle

Qu’on me sauve, qu’on me gâche, qu’on me menace
Sous-marine, aérienne, en surface

JE NE SUIS PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
EN PREMIERE, EN SECONDE, EN ENFER, SUR UN FIL
JE SUIS LÀ, PARTOUT
JE NE SUIS PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
EN PREMIERE, EN SECONDE, EN ENFER, SUR UN FIL
JE SUIS L’UNE OU L’AUTRE D’ENTRE VOUS ET LE TOUT

Je prends dans un ventre
De néant, deviens l’épicentre
Qu’on me donne, je suis reine
Qu’on me perde, et je deviens chienne

Je prends sous la mine
Dans la tête d’un Dylan, d’un Céline
Qu’on m’agite je suis trouble
Clandestine et soudain je vois double

Par les deux bouts, qu’on me brûle, qu’on me menace
Souterraine, aérienne, en surface

JE NE SUIS PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
EN PREMIERE, EN SECONDE, EN ENFER, SUR UN FIL
JE SUIS LÀ, PARTOUT
JE NE SUIS PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
EN PREMIERE, EN SECONDE, EN ENFER, SUR UN FIL
JE SUIS L’UNE OU L’AUTRE D’ENTRE VOUS ET LE TOUT

Vertueuse, monacale
Solitaire, conjugale
Luxueuse, austère
Bourgeoise, ouvrière

Romantique, familiale
Inventée, théâtrale
Sédentaire, sexuelle  
Sacrifiée sur l’autel

Je prends sous les pierres
De néant, deviens éphémère
Arrivée de nulle part
Comme je viens, je repars


JE NE SUIS PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
EN PREMIERE, EN SECONDE, EN ENFER, SUR UN FIL
JE SUIS L’UNE OU L’AUTRE D’ENTRE VOUS ET LE TOUT
JE NE SUIS PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
LONG FLEUVE


07
AU BAR DES ASSASSINS
 (Galiana)

J’ai tué Abel, j’ai tué 2Pac
J’ai tué Luther King et moi Henri IV
J’ai tué Cassidy, j’ai planté Marat
J’ai tué Jaures et moi Che Guevara

J’ai eu Kennedy, j’ai flingué Lincoln
Moi j’ai tué mon père,
César en personne

AU BAR DES ASSASSINS
ON PARLE DE TOUT, ON PARLE DE RIEN
AU BAR, ON SE SOUVIENT
AUTOUR D’UN VERRE AU BAR DES ASSASSINS

J’ai buté Butto, j’ai suicidé Monroe
J’ai manqué Reagan et moi Harry Truman
J’ai fumé Gandhi, j’ai flingué Lennon
Moi j’ai tué mon fils,
Marvin en personne

 AU BAR DES ASSASSINS
ON PARLE DE TOUT, ON PARLE DE RIEN
AU BAR, ON SE SOUVIENT
AUTOUR D’UN VERRE

AU BAR DES ASSASSINS
ON PARLE DE TOUT, ON PARLE DE RIEN
AU BAR, ON SE SOUVIENT
AUTOUR D’UN VERRE AU BAR DES ASSASSINS

J’ai tué Daniel Pearl, j’ai tué Dianne Fossey
Moi j’ai tué Sharon Tate
Et moi Gianni Versace

Pour l’honneur, par amour
Pure folie, pour la cause

Moi j’ai liquidé l’ennui
J’ai mis un terme à nos nuits
La source s’était tarie
Et tu te tues à me dire
Tu te tues à me l’écrire
Tu n'sais plus qui je suis
Je t’ai tué, tué quand je suis parti

AU BAR DES ASSASSINS
AU BAR DES ASSASSINS


08
DES HOMMES ET DES FLEURS
(Galiana)
  

Là, il y avait des hommes, il y avait des fleurs, il y avait la terre
Là, on avait de l’eau, on avait de l’or et de la lumière

Je suis la dernière fleur qui ait survécu
Moi le dernier homme, tout l’monde a disparu
Nous fûmes les témoins de la dernière heure

DES FLEURS ET DES HOMMES
DES HOMMES ET DES FLEURS

L’homme était toujours à l’affût, toujours à la chasse, toujours à la guerre
La fleur toujours au soleil, toujours à sa place, toujours à la terre

Je suis la dernière, celle qui a tout vu
Je suis le dernier homme et je suis perdu
Nous fûmes les témoins de la dernière heure

DES FLEURS ET DES HOMMES
DES HOMMES ET DES FLEURS
DES FLEURS ET DES HOMMES
DES HOMMES ET DES FLEURS

Là, on aura du calme, on aura du vide et de la poussière
Là, il n’y aura plus d’armes, plus un homicide, plus une prière

Je serai la dernière au temps suspendu
Je serai le dernier puis je n’serai plus
Nous serons les gardiens d’un ancien bonheur

DES FLEURS ET DES HOMMES
DES HOMMES ET DES FLEURS
DES FLEURS ET DES HOMMES
DES HOMMES ET DES FLEURS

Là, il y avait l’amour, il y avait des sœurs, il y avait des frères


09
MAHATMA
(Galiana)

Il reste de marbre
En regardant les plaines
Les plaines d’Abraham

Sous les feuilles d’un arbre
Inondé par le ciel…

GANDHI EST LÀ
GANDHI VEILLE
MAHATMA POSE
EN PLEIN SOLEIL

Il reste immobile
En regardant les gens
Les humains qui défilent

Sous les feuilles de l’arbre
Caressé par le vent

GANDHI EST LÀ
GANDHI VEILLE
MAHATMA POSE
EN PLEIN SOLEIL
x2

Et moi je suis devant
Comme devant le miroir
De ses paroles fécondes

Soyez le changement
Que vous souhaitez voir
Dans le monde
 x2

GANDHI EST LÀ
GANDHI VEILLE
MAHATMA POSE
EN PLEIN SOLEIL
 x2

Demain je change
Demain le Gange
Demain l’amour


10
MADE IN MADNESS
(Galiana)

Perles de sueur tombées de Chine
Il pleut sur la muraille
A la chaine
A l’usine
Pour celui qui peine
Pour celle qui trime

Perles de sueur à New Delhi
Au pied du Taj Mahal
Par où ça mène ?
A quoi ça rime ?
Pour celui qui peine
Pour celle qui trime

Made in madness
Made in madness

Casser des briques
Tisser des fils
Coudre des manches au Bangladesh
Plonger de nuit
Dans l’eau du Nil
Remonter des filets de pêche

Made in madness
Made in madness

Perles de sueur tombées du front
Sur les petites mains qui s’échinent
A la chaine
A la mine
Pour celui qui peine
Pour celle qui trime
Par où ça mène ?
A quoi ça rime ?
Pour celui qui peine
Pour celle qui trime

Made in madness
Made in madness